Histoire
Le peuple armoricain des Redones fonda Condate ou Condatum en latin (nom qui signifie « confluent » en celtique ancien), au confluent de l'Ille et de la Vilaine et en fit sa capitale.
Formes écrites anciennes
nom celtique : Condate
Civitas Riedonum au IIIe siècle
Civitas Redonum au IVe siècle
Ecclesia Redonensis au Ve siècle
Redonicum oppidum en 830
Redonas oppidum en 850
Urbe Redonensis, Urbs Redonis et Redhonis au XIIe siècle
Renes et Rennes au XIVe siècle
Condate
Le terme est à l'origine de nombreux Condat, Condé, Candé, etc. (on en recense plus d'une centaine en France). Aux IIIe et IVe siècles, comme beaucoup de métropoles régionales, Condate change son nom et prend celui du peuple dont elle est la capitale. Ces mutations toponymiques sont intervenues à une époque où l'empire romain s'effondrait. On observe alors, entre autres éléments significatifs, une renaissance des antiques divinités gauloises locales dans les sculptures religieuses et les inscriptions dédicatoires.
Époque romaine
À l'époque romaine Condate devint Condate Riedonum, capitale de la civitas riedonum (cité des Riedones, du nom du peuple gaulois dont elle est le chef-lieu).
Le plus ancien Rennais connu est Titus Flavius Postuminus, dont le nom figure sur des stèles retrouvées à Rennes en 1968, quai Duguay-Trouin. Comme ses prénoms l'indiquent, il aurait obtenu la citoyenneté romaine sous la dynastie des Flaviens et sous le règne de Titus, c'est-à-dire entre 79 et 81 après J.-C. L'une des stèles nous dit, en latin, qu'il exerça toutes les charges publiques dans sa patrie, la Civitas Riedonum. Il fut deux fois duumvir et flamine à vie du dieu Mars Mullo.
À l'époque romaine, la position stratégique de la ville contribue à en faire une ville d'importance. Vers l'ouest la principale voie romaine conduit de Condate à Vorgium (l'actuelle Carhaix) chez les Osismii.
En l'an 275, la menace des bagaudes amène la cité à s'entourer d'une robuste muraille de briques, Rennes devient « la ville rouge » et réduit sa surface de 90 à 10 hectares. Avec sa muraille romaine, elle mettra plus d'un assaillant en échec dans l'histoire, pas tous.
Melaine, l’évêque de Rennes, joua un rôle important au traité de paix entre les Francs et les Armoricains, en l'an 497. Lorsqu'il déclara : « Il faut faire la paix entre chrétiens », sa remarque historique ne passa pas inaperçue.
Moyen Âge
Haut Moyen Âge
À partir du Ve siècle, les Bretons occupent la partie occidentale de la péninsule armoricaine que l'on commence à appeler petite Bretagne, puis Bretagne tout court, tandis que les Francs prennent le reste de l'Armorique. Pour contenir la pression et éviter les incursions bretonnes, les Carolingiens instituent une marche de Bretagne comprenant les comtés de Rennes, de Nantes et de Vannes et dont le plus célèbre préfet est Roland de Roncevaux.
Cette marche-tampon est tout entière absorbée par le royaume breton au IXe siècle et Rennes est bretonne en 851, après la bataille de Jengland. En 850, lorsque Nominoë et Lambert forcent les portes de Rennes, la garnison franque laissée dans les murs de la ville par Charles le Chauve, fait sa reddition
Royaume de Bretagne
Politiquement franc sous le règne de son patron et bienfaiteur Louis le Pieux, Nominoë devient politiquement breton sous le règne de Charles le Chauve.
Les descendants de Nominoë et de son fils Erispoë font de Rennes leur fief et parvienennt aussi à en faire la ville ducale et capitale de la Bretagne en dépit de quelques évènements contraires.
Vint cinq ans après l'arrivée musclée de Lambert et Nominoë à Rennes, c'est Gurvand, le Rennais, gendre d'Erispoë, qui en l'an 875, bien que malade et moribond, inflige deux défaites successives au comte de Vannes Pascweten, grâce à sa cavalerie.
En 875, ça fait 25 ans que Lambert et Nominoë ont forcé les portes de Rennes, mais Gurvand ne les a toujours pas fait réparer. Pascweten est au courant. Les combats ont lieu un peu au sud de Rennes entre Gurvand et la grande armée de Pascweten. Sachant qu'ils étaient moins de 1 000 hommes contre nettement plus de 3 000 dans l'armée de Pascweten, les pessimistes qui avaient lâché Gurvand et rejoint Pascweten avaient accentué encore un peu plus ce déséquilibre. Gurvand dit à ses fidèles : « Ce n'est pas le nombre mais Dieu qui donne la victoire ! »
La bande viking d'Hasting en profita pour investir Rennes pendant la bataille comme convenu avec Pascweten. En 875, ils entrèrent facilement dans Rennes, mais ils ne s'attendaient pas à un retour victorieux de Gurvand dans sa ville. Comme à Brissarthe en 866, les Vikings d'Hasting dans une église, l'église Saint-Melaine. Mais ils n'ont en sortent au milieu de la nuit. Au petit matin, il n'y avait plus personne dans l'église. Il est possible que la carrière d'Hasting ait pris fin à Rennes cette année là, puisqu'ensuite on entend plus parler de ce chef viking particulier, dont le duc de France Robert le Fort et quelques comtes francs furent les victimes célèbres en 866. Hasting n'était pas né en Scandinavie mais dans les environs de Troyes.
En dépit de sa première défaite, Pascweten reprit bientôt la route de Rennes, après avoir appris que le moribond Gurvand était à l'agonie. Cette fois, le moribond infligea à Pascweten une défaite encore plus sévère que la précédente. Gurvand avait encore gagné, mais épuisé par tant d'efforts, il rendit son dernier soupir en rentrant chez lui à Rennes. Pascweten ne vint pas à son enterrement. Quelques mois plus tard, on apprit que Pascweten s'était fait tué par ses mercenaires vikings qui avaient sans doute avec lui un différent financier.
À Rennes, Judicaël qui avait pris la relève de Gurvant, son père, devint bientôt un adversaire redoutable et redouté des Vikings. À Vannes, Alain, qui avait succédé à son frère Pascweten décida de se mettre d'accord avec Judicaël pour chasser les Vikings. Toutefois, Alain laissa le fougueux Judicaël s'en charger. Judicaël se fit tuer en pousuivant des Vikings, ce qui permit à Alain de devenir Alain le Grand en achevant le travail, les enfants de Judicaël n'ayant vraisemblablement pas l'âge de prendre le relais de leur père sur le terrain.
Après la mort d'Alain Ier, les Vikings revinrent en force, forçant les descendants de la maison vannetaise de Pascweten à chercher refuge dans l'île de Bretagne, chez les rois saxons.
Gurvant, Judicaël, Juhel, Conan Ier, sont les comtes de Rennes successifs au IXe siècle.
Rennes ne conserve pas par hasard le meilleur souvenir de son évêque Sylvestre de la Guerche, fondateur du quartier « Bourg l'Évêque », en fonction de 1078 à sa mort en 1093. Entre ces deux dates, il y eu en théorie une brève interruption de ses fonctions, puisqu'il fut temporairement déposé par le concile de Poitiers. Sylvestre Mainguené était le baron de La Guerche, père de famille aussi, mais veuf. Sa situation était tout à fait conforme aux usages dans l'Église bretonne, qui n'avait pas jusque là l'habitude du célibat et du vœu de chasteté. S'il reprit sa place après que le concile de Poitiers l'ait déposé, c'est seulement parce que la population rennaise s'était soulevée pour le garder comme évêque. A contrario, son successeur, le prélat angevin Marbode, auteur dans sa jeunesse d'un vilain poéme en latin sur Rennes, rejeté par les Rennais attendit trois ans pour venir prendre ses fonctions à Rennes, par la volonté du pape qui l'imposa aux Rennais.
La Bretagne ducale
Guerre de succession de Bretagne
Pendant la guerre de Succession de Bretagne, en 1356 et 1357, la cité est assiégée par l'armée du duc de Lancastre, frère du roi d'Angleterre. Mais Bertrand du Guesclin fait discrètement son entrée dans la ville prend la direction de sa résistance, laquelle est victorieuse. Appelé ailleurs Lancastre renonce en 1357 à l'issue de près d'un an de siège anglais.
Anne de Bretagne
Cent-trente-quatre ans plus tard en 1491, c’est l’armée du roi de France Charles VIII, dirigée par son généralissime La Trémoïlle qui assiège Rennes. La jeune duchesse choisit sagement de capituler mais pas sans condition. Rennes n'est pas prise et l'armée royale reste hors des murs, Charles VIII ayant accepté de se contenter de sauf-conduits pour lui même et sa petite délégation, vient y rencontrer la jeune duchesse Anne mais sans sa soldatesque.
Époque moderne
La cité judiciaire, un exemple d'architecture moderneAu XVe siècle, Rennes est une ville florissante, elle se dote d'enceintes fortifiées, dont seules subsistent aujourd'hui les portes mordelaises.
En 1554, le roi Henri II, dernier duc de Bretagne en titre, décide de remplacer "les Grands jours" (les deux sessions annuelles tenues à Vannes jusqu'n 1550) par un "Parlement et siège de justice souveraine au duché de Bretagne". Un bras de fer de 7 ans a lieu entre Rennais et Nantais pour l'obtention de son siège. Dans un premier temps, les séances du Parlement se tiennent tous les 6 mois alternativement à Rennes et à Nantes. Sur la supplique des Nantais, le roi Henri II accorde le siège à la ville de Nantes en juin 1557, ce qui provoque un tollé à Rennes. En 1561, Charles IX, la régente étant Catherine de Médicis, ordonne que "la séance ordinaire dudit Parlement sera et demeurera toujours ci-après en ladite ville de Rennes, sans que pour quelque cause et occasion que ce soit, elle en puisse à l'advenir estre ostée et transférée en ladite ville de Nantes, ni ailleurs".
Au XVIIe siècle, conséquence du rôle économique de la Bretagne au centre des trafics économiques maritimes entre l'Europe du sud et celle du nord, Rennes est la seconde place monétaire du royaume après Paris.
En 1675, la révolte du papier timbré débute en Bretagne à Rennes le 3 avril. Le gouverneur de Bretagne, le duc de Chaulnes, ne dispose que de maigres troupes, l’armée étant occupée aux frontières par la guerre de Hollande. Mais à l’été, les régiments rendus disponibles ramènent l’ordre dans toute la péninsule, et pillent la ville en octobre-novembre. Rennes doit encore héberger d’autres régiments tout l’hiver, et perd le parlement durant 15 ans, au profit de Vannes. La ville, qui vivait essentiellement de la présence du parlement, voit sa population baisser durant cette période[1].
À Rennes, un tiers de la rue Haute (l'actuelle rue Saint-Malo) est rasé par l'armée royale, et interdiction est faite sous peine de mort, de porter secours aux sans abris.
Le 23 décembre 1720, Rennes est ravagé par un incendie, parti d’une boulangerie. Pendant six jours, le feu fait rage détruisant les trois quarts de la ville. C'est Rallier du Baty, maire de l'époque, qui lance la reconstruction en interdisant le bois. C'est la naissance de la place de la Mairie, de la rue le Bastard… Le centre ville est construit en granit, résolument moderne.
Début septembre 1788, un Britannique, Arthur Young, qui fait son tour de France, séjourne quatre jours à Rennes et note la présence aux portes de la ville d'un camp de deux régiments de dragons et de quatre d'infanterie en raison du mécontentement des Rennais heurtés par "l'exil" de leur Parlement et la cherté du pain.
Les 26 et 27 janvier 1789, une émeute éclate place du parlement entre les étudiants et les nobles. C'est la suspension des États de Bretagne. La bataille qui s'ensuit est décrite par Chateaubriand dans ses mémoires comme le « premier sang de la Révolution ».
Histoire contemporaine
En avril 1857 le chemin de fer atteint Rennes.
En 1899, lors de la révision de la célèbre affaire Dreyfus jugée à Rennes, c'est le monde entier qui débarque en gare de Rennes. Dreyfus est condamné malgré des appuis célèbres, comme celui de Jean Jaurès. Il est gracié quelques jours plus tard par le président de la République Émile Loubet.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Rennes est occupée par les armées allemandes le 18 juin 1940, le lendemain d'un bombardement des voies de la gare de triage par trois avions allemands qui occasionna un millier de morts, soldats Britanniques, Français et réfugiés, stationnés dans des trains à côté d'un train de munitions. En 1943 (mars et mai) et en 1944 (juin) Rennes subit de lourds bombardements américains et britanniques qui firent un millier de victimes et détruisirent ou endommagèrent des centaines d'immeubles, dégâts auxquels s'ajoutèrent ceux occasionnés par la destruction des ponts par les Allemands à l'aube du jour de la Libération de la cité par les troupes américaines du général Patton, le 4 août 1944. Aux lendemains de la guerre la ville devait accueillir, outre ses 100 000 habitants, quelque 50 000 prisonniers allemands parqués dans quatre camps.
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Géographie
Rennes est située au confluent de l’Ille et de la Vilaine, au cœur d’une aire urbaine de 550 000 habitants, répartis sur une trentaine de communes périurbaines de l’agglomération élargie. Elle joue le rôle de porte économique et culturelle de la Bretagne moderne.
Monuments et curiosités
Rennes est classée ville d'art et d'histoire.
Centre historique
Les maisons traditionnelles à pans de bois (colombages) colorés sont situées principalement le long des rues Saint-Sauveur, Saint-Georges, de Saint-Malo, Saint-Guillaume, des Dames, du chapitre, Vasselot, Saint-Michel, de la Psallette et autour des rues du Champ-Jacquet et Rallier-du-Baty et des Places des Lices et Sainte-Anne.
Ancienne chapelle Saint-Yves (gothique), rue Saint-Yves, aménagée en musée sur l'évolution de Rennes.
Les bustes polychromes en bois du XVIe siècle, en façade du 20 rue du Chapitre.
Basilique Saint-Sauveur de Rennes
Place des Lices et environs
Les Halles Martenot du XIXe siècle, édifiées de 1868 à 1871 par Jean-Baptiste Martenot, accueillent le marché des Lices le samedi matin (le 3e marché de France).
Les Portes Mordelaises, châtelet à deux tours et pont-levis, bordent les restes des anciennes fortifications médiévales du IIIe siècle, jusqu'à la tour Jehan Duchesne du XVe siècle, rue Nantaise, et les remparts du XVe siècle à l'est des fortifications gallo-romaines, place Rallier-du-Baty.
Place Sainte-Anne (Plasenn Santez-Anna)
Église Saint-Aubin
Lieu d'un ancien hôpital du XIVe siècle
couvent des Jacobins
La rue Saint-Michel, surnommée la rue de la soif, provenant du fait d'un grand nombre de bars dans cette rue, et de sa popularité lors des soirées étudiantes.
Place Hoche
Bâtiment de 1908.
Faculté des sciences économiques de Rennes 1.
De la rue Saint Melaine à la place Saint Melaine
Église Notre-Dame en Saint Melaine, avec sa tour et son transept de l'ancienne abbaye bénédictine de Saint Melaine (XIe siècle), ses arcades gothiques du XIVe siècle, sa façade à colonnes du XVIIe siècle, son clocher coiffé d’une Vierge dorée au XIXe siècle, et bordée d'un cloître du XVIIe siècle.
Le parc du Thabor (jardin français, orangerie, roseraie, volière, cygnes).
La promenade de la « la Motte à Madame » [1] du XVIIe siècle avec son escalier monumental, près de l'entrée du Thabor, rue de Paris.
Rue Nationale
La coupole des magasins de musique et lutherie, aux 1 et 3 de la rue, construite par Laloy, architecte de la ville pour obtenir la meilleure acoustique.
Rue Saint-Georges et rue Gambetta
Piscine municipale Saint-Georges de 1923?
Palais Saint-Georges et son jardin
Place du Parlement de Bretagne (Plasenn Breujoù Breizh)
Parlement de Bretagne
Place de la Mairie. (Plasenn Ti Ker)
Mairie
Opéra
Place du Vau-Saint-Germain
Église Vau de Saint-Germain
Passerelle Saint-Germain[2], construction de bois et métal de la fin du XXe siècle pour relier la place au Quai Émile Zola.
Rue du Champ-Jacquet
Statue de Leperdit déchirant une liste de conscription.
Au Sud de la Vilaine
Le Palais du commerce, architecte Emmanuel Le Ray, actuellement la poste centrale.
Quai Émile Zola, au bord de la Vilaine
Le Musée des Beaux-arts, (lienMusée)
Le Musée de Bretagne dans le cadre des Champs Libres, esplanade Général de Gaulle.
Rue du Pré-Botté
Anciens locaux de Ouest-Éclair, puis de Ouest-France, premier quotidien régional et national ; façade classée de brique rouge et rose, restaurée et occupée maintenant par l'hôtel Mercure.
Rue Duhamel
Les grands moulins, construits de chaque côté du bras Sud de la Vilaine en 1895 et 1902, reliés entre eux par un corps central enjambant la rivière.
Place Honoré Commeurec
Les Halles centrales, marché couvert de 1922, autrefois criée municipale, reconverties en partie en galerie d'art contemporain.
Les Champs Libres, nouvelle installation culturelle (bibliothèque, musée de Bretagne et espace des sciences), à l'architecture audacieuse de Christian de Portzamparc.
Rue Saint-Hélier
artère commerçante,
Le Théâtre National de Bretagne (TNB) et l' UBU, salle de musiques actuelles.
Mais aussi
Au Nord-Ouest :
Le plus grand immeuble de Rennes, Les Horizons
Les écluses du canal d'Ille-et-Rance de 1843,
Le nouveau quartier de Beauregard, et la monumentale sculpture de l'Alignement du XXIe siècle.
Au nord-est :
Le parc des Gayeulles avec ses divers étangs fleuris de lotus en été, sa splendide patinoire à double piste, bientôt une nouvelle piscine avec un puits pour initiation à la plongée, son stand de tir, ses tennis, ses nombreux terrains de foot, rugby, etc.
À l'Est de la ville, rue de Paris :
Les deux halles d'imprimerie Oberthür, construites par Martenot entre 1870 et 1895 en fonte, brique et schiste, reconverties en zone d'entreprises après le rachat par la Ville.
Le parc Oberthür, le second plus grand jardin public du centre ville.
Au Sud, quartier du Blosne (Bréquigny) :
Le manoir de la Haute-Chalais XVIIe siècle, château de granit..
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